Pénitence et Réconciliation

Le sacrement de réconciliation ou de pénitence (connu souvent par le sacrement de la confession), est le sacrement où nous recevons le pardon de Dieu. Par ce sacrement nous sommes libérés de notre péché, en recevant la Miséricorde infinie du Seigneur.

 

Le pardon est essentiel dans la foi chrétienne. Le Christ est venu parmi nous. Il est mort sur la croix pour nous pardonner nos péchés. Par le sacrement de réconciliation  tout baptisé retrouve l’amour de Dieu. Dieu notre Père ne condamne pas, il fait vivre. Jésus a confié ce geste de réconciliation à son Église. Elle est l’Église de la miséricorde, de la bonté de Dieu, l’Église de la vie.

Se confesser, c’est contempler l’amour du Seigneur et se laisser regarder par lui; c’est accueillir dans son histoire le pardon inconditionnel de Dieu qui relève et fait grandir, c’est participer à la victoire de Jésus sur le mal, c’est être réconcilié avec les autres et avec soi-même.

 

QUAND SE CONFESSER?

 

On a toujours l’obligation de confesser ses péchés graves au moins une fois par an (Motu proprio de Jean Paul II « Misericordia Dei » § 8, en 2002). Les grandes fêtes religieuses durant l’année, surtout Noël et Pâques, peuvent servir de repères pour revenir vers Dieu par le sacrement de réconciliation.

« Nos péchés sont toujours les mêmes. Mais nous nettoyons nos chambres au moins une fois par semaine. Il est très utile de se confesser régulièrement pour cultiver la propreté et la beauté de l’âme et mûrir peu à peu dans sa vie » (Benoît XVI).

 

 

 

 

COMMENT SE CONFESSER?

 

Le schéma de la confession peut suivre les étapes suivantes :

  • Le pénitent dit : « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché ».
  • Le prêtre béni alors le fidèle et l’invite à entrer dans la confiance pour cette confession.
  • Le pénitent peut dire depuis combien de temps il ne s’est pas confessé et présenter brièvement son état de vie.

Puis vient le temps de l’aveu des péchés reconnu à la lumière de l’amour infini de Dieu. Je reconnais avec simplicité mon péché, sans me justifier. On peut examiner les manquements : 

  • envers Dieu,
  • envers le prochain,
  • envers soi-même.
  • Le pénitent dit : « De tous ces péchés, j’en demande pardon à Dieu, et à vous mon père pénitence et absolution ».
  • Le prêtre, témoin de la miséricorde, relève, encourage, fortifie dans la foi celui qui reconnaît ses fautes avec contrition.
  • Il peut éventuellement essayer d’aider le pénitent par telle ou telle parole de conseil et de consolation,
  • Il peut proposer une pénitence, qui sera le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile ou un signe concret de conversion.

La pénitence est une manière de vérifier notre désir de vie nouvelle et de rendre grâce à Dieu en toute chose.

  • Le prêtre invite à dire l'acte de contrition.
  • Le pénitent en priant dit :

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

  • Le prêtre prononce la formule d’absolution et invite à repartir dans la paix.

 

« Ce n’est pas le péché qui est au cœur de la célébration sacramentelle, mais la miséricorde de Dieu qui est infiniment plus grande que notre faute » (Benoît XVI).